L’histoire
Aux origines
La vigne, ici, depuis le IVᵉ siècle
C’est à l’époque de Saint Martin de Tours (IVᵉ siècle) que la vigne s’est implantée.
Il apparaît que l’origine du vignoble bourgueillois soit liée à la fondation de l’abbaye de Bourgueil, en 990, qui nous livre les premières traces écrites. En 1189, l’abbé Baudry célèbre les charmes de son monastère et de son vin.
Au fil des siècles, le vignoble déborde les murs du clos de l’abbaye et s’étend sur les coteaux et les terrasses anciennes de la Loire.
Le vignoble de Bourgueil, classé AOC par le décret du 31 juillet 1937, est situé à l’ouest de Tours sur la rive droite de la Loire. Cette appellation fait partie des 100 premières AOC, dès la création des appellations en 1937.

Quelques repères
Des premières traces écrites au classement en appellation d’origine contrôlée.
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IVᵉ siècle
À l’époque de Saint Martin de Tours, la vigne s’implante sur les coteaux de la Loire.
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990
Fondation de l’abbaye de Bourgueil : les premières traces écrites du vignoble.
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1189
L’abbé Baudry célèbre les charmes de son monastère… et de son vin.
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XVIIᵉ siècle
Le vignoble exporte ses vins fins vers la mer, notamment vers les pays flamands.
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31 juillet 1937
Le vignoble de Bourgueil est classé en appellation d’origine contrôlée par décret.
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Aujourd’hui
1 400 hectares sur 7 communes d’Indre-et-Loire, et un cépage roi : le cabernet franc.
La chronologie complète
En 1936, Châteauneuf-du-Pape devient la première appellation d’origine contrôlée. Dans les années qui suivent, de nombreuses appellations voient le jour, dont l’AOC Bourgueil en 1937, nichée au cœur du Val de Loire.
L’AOC Bourgueil définit des règles de viticulture, mais aussi les terroirs du vin de Bourgueil et son extension géographique.
Nous vous proposons un retour sur les grandes dates de l’appellation Bourgueil !
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1937
Création le 2 mars 1937 du syndicat de défense des vins de Bourgueil et de Saint-Nicolas-de-Bourgueil.
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1939
Deux enquêtes formulées par Charles Vavasseur sont transmises au comité national des appellations d’origine le 24 janvier 1939 :
1/ Demande en faveur du « Bourgueil mousseux », qui ne figure pas dans le décret de l’AOC. Sollicitation rejetée par le comité directeur de l’INAO.
2/ Présentation d’un ajout à l’article 1 du décret de l’AOC Bourgueil pour inclure Saint-Nicolas-de-Bourgueil dans l’aire de production. Le syndicat souhaite donner la possibilité à Saint-Nicolas d’avoir le choix de revendiquer les deux appellations. Aucune suite n’est donnée.
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1954 – 1955
Réuni en assemblée générale extraordinaire le 16 novembre 1954, le syndicat donne connaissance du projet de cave touristique de la Dive Bouteille des vins de Bourgueil. La cave est inaugurée le 19 mai 1955.
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1958
Le 4 mars 1958, une réunion à laquelle ne prennent part que des vignerons de Saint-Nicolas-de-Bourgueil entérine la possibilité pour ces derniers que « leur vin puisse être déclassé sous l’appellation Bourgueil ». Cette décision, validée par décret le 14 août, tolérée durant une période de concurrence financière sans heurts, suscitera une escalade de tensions dans les années 1980. Ceci, au moment où les cours des vins de Saint-Nicolas-de-Bourgueil deviennent plus importants. Ces tensions conduiront progressivement à la scission syndicale de 1991 entre les deux appellations.
La non-convocation des vignerons de Bourgueil à cette réunion et son absence de réciprocité donneront l’impression qu’une AOC vaut mieux qu’une autre. Elle sera alors remise sur la table plus de trente ans après les faits.
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1962
Le décret du 19 novembre 1962 autorise le cabernet sauvignon comme cépage de l’AOC Bourgueil. Il faudra attendre 1971 pour que le syndicat des vins de Bourgueil prévoie une limitation dans son cahier des charges : « le pourcentage de cabernet sauvignon ne devra pas dépasser 10 % ».
En 1979, un vœu commun avec l’AOC Chinon est formulé dans ce sens. Le décret officiel paraît le 23 mai 1980. Cette limitation vaut toujours actuellement pour ce cépage dit accessoire.
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1964 – 1968
Jacques Puisais, biologiste et œnologue français, auteur de plusieurs ouvrages consacrés au vin et aux phénomènes gustatifs.
Ce grand homme, honoré de la Légion d’honneur et de prix littéraires tels que le prix Paulée Meursault ou encore le prix François Rabelais, se tient à disposition des vignerons et prodigue ses conseils avisés sur le contrôle de la maturation et de la qualité.
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1970
Lors de l’assemblée générale du 10 novembre, Messieurs Fresneau et Puisais sont encore présents. Lors de la séance, il est révoqué le rendement annuel maximal à l’hectare (40 hectolitres) et la nouvelle formule de déclaration de récolte.
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1972
Projet de fusion entre le syndicat des vins et la cave touristique. Le 30 mai 1972, la fusion totale est mise au vote mais repoussée. En revanche, le projet de créer une entité spécialisée et chargée de sa gestion et de son administration est adopté.
Le syndicat est aussi le lieu où l’on s’informe au sujet du concours général agricole. La décision est prise de participer à des campagnes publicitaires comme une carte touristique du Val de Loire.
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1975
Le conseil d’administration décide de ne plus accepter les vins blancs d’Anjou. On apprendra en 1976 la raison de cette interdiction : concurrence aux rosés locaux.
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1976
Lors du conseil d’administration du 19 mars 1976, il est évoqué la création d’une confrérie, demandée par de nombreux vignerons. Elle sera officialisée l’année suivante.
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Années 1980
L’accent est mis sur la communication via les agences de communication, en relation avec le comité interprofessionnel des vins de Touraine. Des présentations à l’étranger ont lieu avec la Sopexa.
Par exemple, les Pays-Bas, le Danemark ou encore l’Amérique du Nord !
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1987
L’appellation fête ses 50 ans !
L’occasion d’une grande vente aux enchères de vieux millésimes. Le vin le plus ancien date de 1864 ! Les enchères mentionnent un vin de Bourgueil millésime 1900 vendu 3 200 francs (960 €) ainsi qu’un lot de deux vins de Bourgueil millésime 1928 vendu 3 600 francs (1 080 €).
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1989
Le 27 décembre, une réunion du conseil d’administration du syndicat suscite de vifs débats. Une pétition vise à revenir au décret de 1937 (où l’appellation Bourgueil ne comprend pas la commune de Saint-Nicolas), ce qui annulerait la décision du 14 août 1958.
Aucune solution n’est trouvée sur le moment.
Très beau millésime, qui fera date et reste aujourd’hui encore très apprécié.
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1990
Le 23 janvier 1990, une nouvelle lettre de vignerons de l’AOC Bourgueil est adressée à la présidence du syndicat, réclamant une intervention de l’INAO afin d’interdire le repli de vins de l’AOC Saint-Nicolas-de-Bourgueil en AOC Bourgueil.
Scission syndicale entre les deux appellations Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil.
Le 24 septembre, le conseil d’administration du syndicat approuve l’achat d’une maison située place de l’Église à Bourgueil, destinée à la promotion des vins de l’AOC Bourgueil, maison d’enfance de Jean Carmet.
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1993
Ouverture officielle de la Maison des vins de Bourgueil pour la saison estivale.
À la suite de la scission syndicale, le conseil d’administration décide que les nouvelles affiches publicitaires mentionneront uniquement l’AOC Bourgueil.
Le syndicat continue néanmoins de compter « Saint-Nicolas-de-Bourgueil » dans son titre, tant que son voisin n’a pas demandé l’abrogation du décret du 14 août 1958.
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2003
Première fête des vins de Bourgueil à Tours, devenue depuis un rendez-vous annuel incontournable pour les habitants de Tours.
À l’initiative de cette manifestation : Monsieur Jean Germain, maire de Tours et enfant de Bourgueil.
À noter : grand millésime 2003, battant tous les records et dépassant même les 1947, 1964, 1976, 1989 et 1990.
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2008
Réforme des appellations d’origine contrôlée. Le syndicat des vins de Bourgueil devient officiellement l’ODG Bourgueil (Organisme de Défense et de Gestion).
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2009
L’AOC Bourgueil quitte InterLoire (Interprofession des vins du Val de Loire), manifestant son attachement à son terroir et son refus d’une stratégie globale ligérienne axée sur la marque Val de Loire.
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2016
Assemblée générale du chenin.
Un premier groupe de travail est créé avec pour objectif de définir et de proposer à l’INAO un cahier des charges pour intégrer une appellation Bourgueil Blanc.
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2018
Ouverture en juin 2018 d’une deuxième maison des vins au pied du château de Langeais, afin de promouvoir les vins de l’appellation auprès d’une clientèle touristique.
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2023
L’appellation Bourgueil réintègre l’interprofession des Vins du Val de Loire (InterLoire).
InterLoire : organisme qui vise à favoriser les échanges entre tous les acteurs de la filière viticole de Loire, la valorisation des savoir-faire et le rayonnement en France et à l’international.
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2026
Le 27 janvier 2026 est une date clef pour l’appellation Bourgueil car l’ODG a présenté son dossier à l’INAO afin d’inclure cet ancien petit nouveau, le chenin, dans notre cahier des charges au même titre que le cabernet franc.
Première étape passée avec le CRIAO ! Affaire à suivre…
de vigne sculptée par des générations de vignerons
de vignoble dans le lit majeur de la Loire
Restigné, Benais, Ingrandes-de-Touraine, Saint-Patrice, Chouzé-sur-Loire, La Chapelle-sur-Loire et Bourgueil

Le fleuve et la pierre
Des vins fins, exportés depuis la Loire
Bénéficiant de sa situation en bord de Loire, le vignoble de la région de Bourgueil est, de longue date, exportateur de vins fins, avec un courant commercial tourné vers la mer, notamment vers les pays flamands dès le XVIIᵉ siècle.
Sous les coteaux, les caves troglodytiques racontent la même histoire : creusées de père en fils pour en extraire le tuffeau, cette pierre blanche qui a bâti châteaux, maisons et longères de Touraine, elles abritent aujourd’hui l’élevage des vins.
Bourgueil en littérature
Ils en ont chanté les louanges
Rabelais, Pierre de Ronsard, Balzac et l’acteur Jean Carmet, l’enfant du pays, ont chanté les louanges des vins de Bourgueil.


Un blanc qui renaît
Le chenin, un ancien petit nouveau
Nous trouvons des traces de la culture du chenin et du grolleau sur un document de 1808 !
Cette production ancienne a progressivement décliné au cours des ans, jusqu’à sa quasi-disparition après-guerre, mais elle connaît un renouveau depuis une dizaine d’années maintenant.
Entre 2016 et 2025, le chenin a vu son implantation renaître sur nos sols bourgueillois.
Il s’en est planté 30 hectares, revendiqués en IGP ou en vin de France.
Poursuivre la visite
Les terroirs qui font les styles de vin, les vignerons qui les cultivent, et les cuvées à emporter.